Un cocktail patriotique pour l’Independance Day

Si vous cherchez un cocktail typiquement américain pour souligner cette journée de fête de l’indépendance, vous avez l’embarras du choix. Pendant la période de prohibition américaine de l’alcool, les contrebandiers ont laissé libre court à leur imagination pour déjouer la police. Ils utilisaient les jus de fruits pour masquer le goût frelaté des alcools de contrebande. D’où une pléthore de sortes de cocktail !

D’ailleurs, une des origines du mot « cocktail » proviendrait également de cette période. Pour indiquer aux clients que leur boisson contenait de l’alcool, les serveurs plaçaient en guise de « décoration » une plume de coq sur le verre… Cependant, plusieurs autres théories expliquent également l’origine de ce mot. On y reviendra éventuellement dans un autre post.

Alors quoi de mieux qu’un cocktail patriotique, tel que l’American Flag Cocktail, pour célébrer ce grand jour.

2012-11-6-AmFlag_Cordial-586x322

Si la composition est simple :

1/3 de liqueur de curacao

1/3 de crème de cacao

1/3 de sirop de grenadine

… sa préparation requiert un peu de dextérité. Alors si vous ne savez pas comment étager les différents ingrédients qui feront de vous un vrai patriote, voici un petit cours :

1919 – La prohibition Pendant cette périone, les États-Unis connaissent la prohibition (1919-1933) où la fabrication, le transport, l’importation, l’exportation et la vente de boissons alcoolisées étaient prohibés. La prohibition fournit une opportunité alléchante pour les gangsters du crime organisé de mettre sur pied des filières de fabriques, d’importations et de distribution illégale de boissons alcoolisées. C’est l’âge d’or d’Al Capone et du syndicat du crime. S’organisent alors les distilleries clandestines, la contrebande et les débits clandestins Speakeasies « parler doucement », (afin de ne pas éveiller les soupçons). Les contrebandiers mélangeaient l’alcool frelaté de la prohibition avec des jus de fruits pour masquer les goûts alcoolisés et ainsi tromper la police. L’imagination des barmen déborde et élaborent des recettes où l’alcool ne se perçoit plus, comme le Cuba Libre, ou le proposent comme un remède contre la gueule de bois, comme le Bloody Mary. Les clients viennent en masse dans ces bars clandestins, boire de l’alcool et écouter du jazz. Certains établissements avaient coutume de placer une plume de coq dans les boissons pour servir de décoration et pour indiquer la présence d’alcool, faisant ainsi honneur à l’origine du mot Cocktail. Le terme Cocktail évolue et devient ainsi un nom générique pour désigner tout mélange contenant de l’alcool. 1920 – Prohibition : fuite des clients vers Cuba Conséquence de la prohibition, la terre d’accueil des américains assoifés est Cuba. De plus, le règne et la rentabilité de la contrebande permit de raffiner le rhum Cubain. Les agences de voyages américaines se spécialisent dans les week-ends « mouillés » (wet) à Cuba, où l’on peut boire sans crainte. La Havane devient ainsi la capitale des cocktails, notamment avec le fameux Mojito, servi dans les temples du cocktail tels que le « El Floridita » ou la « Bodeguita del Medio ». Ce mouvement donnera naissance à une école cubaine du cocktail, qui survit encore aujourd’hui. 1925 – Prohibition : fuite des cerveaux vers l’Europe Ces longues années d’expérience dans les Speakeasies clandestins commençant à peser, certains barmans américains (Harry Craddock, Frank Meier…) fuyent définitivement la prohibition et partent vers l’Europe afin d’exercer sans crainte, expatriant ainsi leur savoir-faire, donnant naissance à certains grand classiques comme l’Americano, le Brandy Alexander, le French 75, le Side Car…1919 – La prohibition Pendant cette périone, les États-Unis connaissent la prohibition (1919-1933) où la fabrication, le transport, l’importation, l’exportation et la vente de boissons alcoolisées étaient prohibés. La prohibition fournit une opportunité alléchante pour les gangsters du crime organisé de mettre sur pied des filières de fabriques, d’importations et de distribution illégale de boissons alcoolisées. C’est l’âge d’or d’Al Capone et du syndicat du crime. S’organisent alors les distilleries clandestines, la contrebande et les débits clandestins Speakeasies « parler doucement », (afin de ne pas éveiller les soupçons). Les contrebandiers mélangeaient l’alcool frelaté de la prohibition avec des jus de fruits pour masquer les goûts alcoolisés et ainsi tromper la police. L’imagination des barmen déborde et élaborent des recettes où l’alcool ne se perçoit plus, comme le Cuba Libre, ou le proposent comme un remède contre la gueule de bois, comme le Bloody Mary. Les clients viennent en masse dans ces bars clandestins, boire de l’alcool et écouter du jazz. Certains établissements avaient coutume de placer une plume de coq dans les boissons pour servir de décoration et pour indiquer la présence d’alcool, faisant ainsi honneur à l’origine du mot Cocktail. Le terme Cocktail évolue et devient ainsi un nom générique pour désigner tout mélange contenant de l’alcool. 1920 – Prohibition : fuite des clients vers Cuba Conséquence de la prohibition, la terre d’accueil des américains assoifés est Cuba. De plus, le règne et la rentabilité de la contrebande permit de raffiner le rhum Cubain. Les agences de voyages américaines se spécialisent dans les week-ends « mouillés » (wet) à Cuba, où l’on peut boire sans crainte. La Havane devient ainsi la capitale des cocktails, notamment avec le fameux Mojito, servi dans les temples du cocktail tels que le « El Floridita » ou la « Bodeguita del Medio ». Ce mouvement donnera naissance à une école cubaine du cocktail, qui survit encore aujourd’hui. 1925 – Prohibition : fuite des cerveaux vers l’Europe Ces longues années d’expérience dans les Speakeasies clandestins commençant à peser, certains barmans américains (Harry Craddock, Frank Meier…) fuyent définitivement la prohibition et partent vers l’Europe afin d’exercer sans crainte, expatriant ainsi leur savoir-faire, donnant naissance à certains grand classiques comme l’Americano, le Brandy Alexander, le French 75, le Side Car…Lire la suite: http://www.1001cocktails.com/magazine/savoir-vivre/origine-du-cocktail
Advertisements